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25 août, 2007 | 13 commentaires
Les malheurs de la hyène rayée
Le sujet dont j’ai choisi de vous entretenir cette fois-ci pourra vous paraître surprenant ; cependant, par l’intermédiaire d’un reportage animalier comme je les adore et comme seule la chaîne arte sait nous en faire profiter à des heures avancées de la nuit, j’ai pu élire hier soir (aux alentours de 3 heures du matin) l’animal le plus nul dont il m’ait été donné de me moquer…
Il s’agit… tenez-vous bien… de la hyène rayée ! ! ! Si ! !
Déjà , si vous avez déjà eu l’opportunité de contempler ce stupide animal, vous n’avez certainement pas pu réprimer un pouffement de rire sarcastique ; pour ma part, la seule vue de cette forme grotesque avec son cul qui trîne plus bas que les épaules ( on dit le garrot chez les initiés) et ces petits yeux vides a d’emblée provoqué une cascade de rires nerveux (l’alcool qui circulait dans mon sang n’a certes pas joué en faveur de ma considération pour ledit animal).
Cependant, si la grotesque bestiole s’était contentée d’un physique disgracieux, mais non, parce qu’en plus de cela elle semblait totalement dénuée du moindre neurone.
Je vous fais le tableau : elle a la dalle (comme tout bon prédateur qui tient à sa réputation) et, miracle ! ! croise la route d’un porc-épic… eh bien pour elle, il aurait mieux valu qu’il s’agisse d’un lion parce qu’au moins elle aurait fui de suite… là , non : cette conne se met en tête d’en faire son repas. Après plusieurs infructueuses tentatives, elle se rend compte que ça risque d’être plus laborieux que prévu, surtout une fois qu’elle se retrouve avec un piquant de 30 cm planté sous l’oeil.
Du coup, elle se rabat sur ledit piquant qu’elle arrive finalement à s’extraire : ben oui parce que c’est plein de protéines ces trucs-là (on se contente de ce qu’on a)…
Mais la saloperie n‘estime pas avoir fait bombance avec cela ; du coup elle envisage un crabe qui passe par là et se met en tête d’aller le croquer.
Mais… la hyène a la truffe sensible et donc du coup le crustacé lui pince sauvagement le bout du museau ; le malheureux animal se met à glapir comme si on lui avait ouvert le ventre et fuit minablement, se consolant d’une patte abandonnée par son bourreau (qui s’en contre-carre parce que ça lui repoussera).
A ce moment, la hyène l’a vraiment mauvaise et tente un coup d’éclat : un lézard en train de se farcir des oeufs de tortue en veux-tu en voilà . Notre charmante erreur de la nature s’approche, faisant tout de même fuir le lézard ; du coup elle va manger un oeuf mais se dit tout de même qu’un lézard, après tous ces déboires, ce serait pas du luxe.
Le problème, c’est que je n’ai pas précisé que le lézard en question mesure environ un mètre de long, alors après s’être fait humilier par un crabe, il était peut-être un peu présomptueux de sa part de croire en la victoire.
Toujours est-il que la hyène s’approche de reptile qui a aussi la faculté de fouetter ses assaillants avec sa queue.
On assiste alors médusés à une scène surréaliste de la hyène essayant de choper le lézard qui fuit (sans doute à cause de l’haleine de la hyène) en baffant adroitement la gueule du canidé.
Mais bon, le mammifère dégueulasse en a vu d’autres (voir plus haut) et parvient, sûr de sa supériorité, à choper le lézard au corps. C’est alors que ce dernier décide qu’il suffit ; il a été trop patient ! ! Il se retourne vivement et mord astucieusement l’inadaptée au col qui, du coup, se rend compte qu’à l’instar du porc-épic et du crabe, le lézard risquait lui aussi de le ridiculiser. Bref, elle tourne les talons (bizarre pour une hyène…).
Elle arrive alors sur un banc de sable laissé nu par la marée descendante et sur lequel trône oh merveille ! un requin mort ! Celui-ci est bel et bien immobile et retourné donc tout à fait inoffensif ; donc fort logiquement le charognard semble prêt à se contenter de ce met délicat (parce que pour elle un plat qui ne se défend pas ne peut qu’être délicat).
Mais vous avais-je précisé que l’animal semblait se démarquer par une stupidité consternante et, à mon avis, sans égal ? En tout cas elle essaie d’entamer le morceau (conséquent : c’était pas un petit requin-fiotte) par le museau (assez dure comme partie) puis par l’aileron (apparemment aussi inattaquable)… En fin de compte, le temps qu’elle capte que, tiens, par les branchies ça a l’air plus facile, la marée est remontée et la contraint à regagner le bord… à la nage (alors qu’elle était arrivée jusque là au sec).
Bref, la marée qui apparemment était une bonne grosse marée exceptionnelle a fait s’échouer plein de crabes nageurs sur la plage, providence de notre méprisable héroïne ; en effet, ces crabes ont les pattes trop fragiles pour pouvoir se déplacer sur le sable.
Donc finalement le rebut de la nature arrive à s’en mettre plein la panse, comme quoi mon histoire finit bien.
Il n’empêche que je me demande comment une telle catastrophe de la nature (nature qui devait pas être dans son état normal le jour où elle a engendré cette difforme monstruosité, ou alors c’était pour faire une blague) a pu traverser les âges jusqu’au nôtre.
Il faut croire que les autres animaux en ont eu pitié, y compris les crabes et les porcs-épics; et que mère Nature, dans son infinie miséricorde, lui vient en aide en lui balançant une marée hors norme de temps en temps, à moins que ce soit pour la noyer.
